Bulletin No 1

Les plantes rentrées pour l’hiver, telles que les géraniums, fuchsias, lantanas, lauriers roses, etc., demandent parfois certains soins. Ainsi, il est nécessaire de contrôler régulièrement le développement possible de maladies et de ravageurs. Le cas échéant, il faut intervenir en effectuant un traitement insecticide ou fongicide par poudrage.

En outre, si les plantes hivernées commencent à pousser (température, humidité trop élevées, présence de lumière, etc.), il est nécessaire de les pincer régulièrement en ne laissant que deux feuilles.

Fin février, il sera temps de semer des fleurs d'été telles que antirrhinums, cléomes, impatiences, amarantes, salvias, calcéolaires, verveines, tagètes et graminées d'ornement. Effectuer les semis en caissette à une température de 18-20 oC, puis les placer derrière une fenêtre. Ne pas oublier de repiquer les plantules dès que les cotylédons sont bien développés.

 

En cette période l'année, les besoins en lumière de nombreuses plantes vertes, (particulièrement les ficus) ne sont jamais satisfaits, même lorsqu'elles sont placées devant une fenêtre. Dans tous les cas, une faible luminosité requiert des arrosages peu abondants et espacés, car l'ensemble de la physiologie de la plante est ralenti.

Par ailleurs, rappelez-vous que les plantes vertes sont très sensibles aux arrosages à l'eau froide, aux courants d'air et au froid résultant de l'ouverture d'une fenêtre. On observe alors généralement une décoloration ou une chute partielle des feuilles.

Lorsque votre plante d'amaryllis a fleuri, ne pas oublier qu'elle doit être maintenue en végétation durant tout l'hiver pour pouvoir nourrir son bulbe.

Les étoiles de Noël demandent beaucoup de lumière, mais craignent particulièrement les arrosages à l'eau froide et l'eau stagnante dans la soucoupe ou le cache-pot. Cela se traduit très rapidement par une brunissure des racines et un flétrissement de la plante, alors que le substrat est humide. La meilleure solution est d'effectuer un bain par semaine.

Placer les cyclamens et les primevères derrière une fenêtre à une forte luminosité, mais à une température comprise entre 10 et 15 oC.

La taille des arbustes à floraison estivale (floraison sur le bois de l'année), ainsi que l'élagage des grands arbres peuvent se poursuivre jusqu'à début mars, quand intervient le redémarrage de la végétation. En revanche, la taille des arbres à feuillage persistant s'effectuera plus tard.

Tailler les talus couverts de millepertuis, afin de favoriser la repousse au printemps ainsi qu'une belle floraison.

La taille des hibiscus s’effectue en ne conservant que deux yeux sur les pousses de l’année.

Tous les cinq ans, effectuer une taille de rajeunissement des cotonéasters, afin de les maintenir en végétation et éviter le dégarnissement des vieilles branches.

Les sapins de Noël en pots ne doivent pas être sortis directement en plein air, car ils subiraient un éclatement immédiat des vaisseaux. Il est nécessaire de les placer quelques jours à une température intermédiaire, dans un garage par exemple

Il est fortement déconseillé d'effectuer un apport de fumier chaque année, ceci afin de ne pas favoriser l'accumulation d'éléments chimiques dans le sol. Un épandage tous les deux ans à raison de 5 litres au m2 est amplement suffisant.

Dans tous les cas, une analyse de sol vous renseignera sur la teneur en éléments fertilisants et la fumure à appliquer.

Fin février, semer en caissette à 18-20 oC les céleris, poireaux, tomates et le thym.

Pour une récolte hâtive, semer en place la deuxième quinzaine de février des haricots, pois, fenouils, ainsi que de la ciboulette et du persil.

Semer sous châssis le fenouil, la laitue pommée de printemps, la laitue romaine, les poireaux (variétés estivales), les radis à forcer, les carottes courtes ou demi-longues, ainsi que les choux-fleurs hâtifs.

Eviter de planter deux années de suite des légumes de la même famille au même endroit, ceci afin de diminuer la fatigue du sol et les attaques de ravageurs et maladies.

La première quinzaine de février, procéder au traitement des pêchers et brugnons contre la cloque avec un fongicide tel que Zirame, Thiotox ou un produit cuprique. En cas de pluie, il est nécessaire de renouveler l'application après deux semaines.

Sur tous les arbres fruitiers et petits fruits, un traitement d'hiver peut être effectué avant le débourrement. On utilisera un insecticide à base d'huile végétale (colza) tel que la Veralin CD, additionné d'un fongicide cuprique tel que Cuprofix à 0,5%. Nous vous rappelons que le traitement d'hiver huileux agit par étouffement sur les stades hivernants immobiles des ravageurs, tels que les oeufs de pucerons ou d'acariens et les cochenilles.

La taille des arbres à pépins se poursuit, en revanche la taille des abricotiers, pêchers et pruniers s'effectuera dès la fin février, alors que la taille des cerisiers et des noyers aura lieu après la récolte, pendant la période de végétation. Lors de toute taille, éliminer les branches, les rameaux secs ou malades, ainsi que les fruits pourris et composter ou enterrer le tout.

La taille des petits fruits tels que cassis, raisinets, groseilliers et ronces s'effectue en ne conservant sur la plante que 4 à 5 branches de chaque année (taille de rajeunissement).

En cas d'attaques de campagnols terrestres ou des champs, il est possible de lutter à l'aide de pièges ou d'appâts empoisonnés du commerce. En revanche, les taupes sont difficiles à capturer à l'aide de trappes pinces, le meilleur moyen consiste à gazer les galeries grâce à un moteur produisant une très forte quantité de gaz d'échappement.

Profiter de l'hiver pour nettoyer le carter de votre tondeuse, affûter la lame de coupe et vérifier le moteur. Ces petits travaux augmenteront considérablement l'espoir de vie de vos tondeuses.

Les plantes, à l'instar des êtres humains, vivent dans un environnement "hostile", c'est-à-dire colonisé par des ravageurs et maladies potentiels des végétaux.

Lorsqu'un individu est affaibli ou se blesse, il développe généralement rapidement une infection (si aucune mesure n'est prise), car notre environnement contient une multitude de micro-organismes pathogènes.

Les plantes se trouvent dans une situation similaire: à savoir la présence de nombreuses spores de champignons, des bactéries, des virus et certains ravageurs présents dans le substrat ou l'atmosphère et qui n'attendent qu'une blessure, un affaiblissement des tissus des plantes ou des conditions adéquates pour se développer au détriment du végétal.

La quasi-totalité des maladies responsables de pourritures du système racinaire (les plus graves) et de nombreux ravageurs sont dit "de faiblesse" car ils sont incapables de pénétrer des tissus sains et turgescents.

Par conséquent, la meilleure prophylaxie réside dans le respect de conditions de cultures optimales.

Quelles sont les principales erreurs à ne pas commettre?

Arrosage: un excès d'eau engendre une asphyxie du système racinaire, puis une fragilisation des tissus, qui sont alors la proie des pathogènes. A noter que l'eau en tant qu'éléments chimiques (oxygène + hydrogène) ne fait pas pourrir les plantes, une pourriture résulte toujours d'une affection fongique, voir bactérienne.

Fumure: un excès d'engrais provoque un affaiblissement des parois cellulaires par une croissance trop rapide des tissus et crée un terrain propice aux ravageurs et maladies. En cas de surdosage très important d'un engrais, on observe le flétrissement rapide de la plante par inversion du principe de l'osmose (le sol prélève l'eau à la plante).

Humidité: à de très rares exceptions (oïdium), les champignons aériens nécessitent pour germer la présence d'eau sur les organes des végétaux pendant plusieurs heures. C'est pourquoi, une humidité stagnante sur le feuillage (suite à un arrosage par exemple) suffit à permettre le développement de maladies, rarement graves, mais toujours inesthétiques.

Température: le dessèchement marginal du feuillage observé lorsqu'une plante est exposée à de trop fortes températures, aux rayons du soleil directe ou près d'une source de chaleur, traduit un déséquilibre entre la transpiration foliaire et l'assimilation de l'eau du sol. Plus l'air ambiant est sec, plus le phénomène sera marqué.

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